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L'impossible traçabilité
Sitôt débarqué, le poisson passe entre les mains des pêcheurs, mareyeurs, restaurateurs et poissonniers. Pour le consommateur, impossible de savoir d'où il vient. Plutôt que de s'attarder sur la traçabilité, les acteurs de ce commerce insistent sur la qualité. Pour Jean-Pierre Magaud, le crieur de Saint-Gué, qualité rime avec criée alors que pour Jo Loussouarn, directeur de La Houle, elle rime avec indépendance. Quant à Jean-Luc Cloarec, mareyeur, il fidélise ses clients en garantissant la fraîcheur du produit.
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> Ce magazine multimédia a été réalisé par les étudiants de l'IUT de journalisme de Bordeaux.
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Un cap difficile à tenir
Une manne non négligeable. 11, 450 millions d’euros ont été alloués par le conseil général du Finistère pour aménager le port de Saint-Guénolé. Un investissement nécessaire. La difficulté d’accès au cinquième port de pêche français est aujourd’hui un frein à son développement. Alors que " St-Gué " constitue le poumon économique de la commune de Penmarc’h.
Cette subvention intervient à une période où l’Union européenne met tout en œuvre pour réduire l’effort de pêche. Une politique destinée à préserver les ressources de poissons. Tous les acteurs, et en particulier les pêcheurs, ont pris conscience que la poursuite d’une pêche intensive entraînerait la mort du secteur.
Pourtant, ce dernier n’est pas sinistré. Les investissements consentis par le département prouvent que l’avenir n’est pas si sombre.
Le problème se situe plutôt du côté de l’image de la profession. La filière peine en ce moment à trouver de la main d’œuvre. Le lycée maritime du Guilvinec ne forme pas suffisamment de marins. Les conditions de travail exigeantes ne sont pas étrangères à cette désaffection : absence d’horaires, éloignement des proches, effort physique, conditions de vie à bord, dangerosité… Certains armateurs ont alors recours à de la main d’œuvre étrangère.
Si la filière a pris conscience de la nécessité de protéger la ressource, il est probable qu’elle devra accepter d’améliorer les conditions sociales des marins-pêcheurs. Son avenir en dépend.

Pêche sous surveillance

Jean-Michel Gloanec est responsable des affaires maritimes à Saint-Guénolé. Dans les travées de la criée, il nous explique un des aspects de son travail : le contrôle de la taille des poissons. Car la pêche est un secteur soumis à des règles bien précises. Des directives pas toujours bien perçues par la profession.
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Des salariés pas comme les autres

Un statut juridique unique, un mode de rémunération particulier et de rudes conditions de travail font du marin un travailleur singulier. Ses salaires sont élevés mais irréguliers, de 300 euros pour un simple matelot en période de basse pêche à 10000 euros pour un capitaine de navire hauturier. Pourtant les jeunes rechignent à revêtir le ciré. Depuis quelques années, la main d’oeuvre étrangère a fait son apparition sur les ponts des bateaux.

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Les inquiétudes des artisans pêcheurs

A côté des sociétés d’armements, les artisans-pêcheurs. Plus fragiles face aux décisions européennes et aux grosses entreprises de pêche, ils sentent leur avenir menacé. José Palud, le patron-pêcheur du chalutier le Porz Streilhen, fait part de ses inquiétudes. Malades en mer s’abstenir…

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Dans l’attente d’une nouvelle vague

Julien Palud s’est lancé à 18 ans dans la pêche côtière. Si sa passion prouve que la mer suscite toujours des vocations, la filière attire de moins en moins de jeunes. Explications de cette désaffection au lycée maritime du Guilvinec, un passage obligé pour les nouveaux pêcheurs.
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Chantiers navals entre deux eaux

Entre le manque de main d’œuvre et les futures directives européennes, les chantiers navals se trouvent dans une situation ambiguë. Celui de Saint-Guénolé n’arrive plus à satisfaire toutes les demandes. Carence dans la formation, difficulté du métier, fin des subventions à la construction : l’avenir est encore incertain.
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